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Chaleur extrême sur le chantier

  • il y a 6 heures
  • 3 min de lecture

Pourquoi l’accès à l’eau est indispensable pour les charpentiers-menuisiers et les charpentières-menuisières


Chaque année, plus de 20 coups de chaleur se produisent sur les chantiers à travers le Québec.


On le sait, le métier de charpentier-menuisier est l’un des plus exigeants physiquement dans l’industrie de la construction. Entre le coffrage, la charpente de toit ou la pose de revêtements, l’effort est constant et le risque de blessures est grand si le chantier n’est pas bien organisé. Mais quand le soleil est de la partie et que l’humidité est désagréable, un danger supplémentaire se montre le bout du nez : le coup de chaleur.


La prévention des accidents liés à la chaleur sur un chantier n'est pas une option, c'est une obligation légale pour l'employeur. Une des mesures les plus importantes dans ce contexte est l'accès à l'eau fraîche.


Plus qu'une simple soif

Un charpentier qui travaille en plein soleil a évidemment plus de risques qu’un travailleur se trouvant dans une installation climatisée. Dans ces conditions, le corps évacue d'énormes quantités de liquide pour tenter de se refroidir.


Si l'employeur ne garantit pas un accès facile et immédiat à l'eau, le travailleur risque la déshydratation, ce qui mène rapidement à une baisse de vigilance, à des étourdissements et dans les cas graves, à un coup de chaleur qui peut être mortel.


La responsabilité de l’employeur

En tout temps, l’employeur a la responsabilité de fournir un environnement sécuritaire. Lorsque la température est élevée, ses obligations concernant l'eau sont claires :


  1. Fournir de l'eau fraîche en quantité suffisante L'eau doit être disponible gratuitement pour tous les travailleurs sur le site.

  2. Assurer l'accessibilité Il ne suffit pas d'avoir un pichet à l'autre bout du chantier. L'eau doit être à proximité immédiate des zones de travail pour que le charpentier n'ait pas à interrompre sa tâche de façon prolongée pour s'hydrater.

  3. Encourager la consommation L'employeur doit s'assurer que les travailleurs s’hydratent régulièrement.


Quelle quantité boire?

Voici le barème conseillé selon la température de l'air corrigée. Qu’est-ce que c’est cette température? En gros, plus que le taux d’humidité est élevé, ainsi que votre niveau d’exposition au soleil, plus que vous devez ajouter des degrés à la température indiquée au thermomètre.

Le niveau d’intensité d’effort physique du travail, ainsi que le type de vos vêtements ont également un impact à la hausse sur la température réelle.


  • En dessous de 39,5 °C : Un verre d’eau (250 ml) toutes les 20 minutes.

  • Entre 39,5 et 41,7 °C : Un verre d’eau toutes les 15 minutes.

  • Plus de 41,7 °C : Un verre d’eau toutes les 10 minutes.



Note : Il ne faut jamais dépasser 1,5 litre d'eau par heure.


Les autres mesures

Bien que l'eau soit le meilleur allié pour faire face à la chaleur, l'employeur doit aussi :

  • Aménager des zones d'ombre ou des endroits frais pour les pauses.

  • Ajuster le rythme de travail (pauses plus fréquentes selon la chaleur).

  • Porter une attention particulière aux travailleurs qui ne sont pas habitués au climat (nouveaux employés ou retour de vacances).


On s'hydrate en masse!

Sur le chantier, on est fier de notre endurance. Mais quand la chaleur arrive et que vous ressentez une fatigue inhabituelle, des maux de tête ou des frissons, ne vous posez pas la question et arrêtez-vous immédiatement.


Employeurs : Rendre l'eau accessible c'est obligatoire et c'est vital.

 
 
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